La Vierge au chancelier Rolin de Jan Van Eyck Version longue

https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/96/Eyck_madonna_rolin.jpgWikimedia Commons

La Vierge au chancelier Rolin est une huile sur bois de Jan Van Eyck (vers 1390 peut-être à Maaseik-1441 Bruges), datant des environs de 1430, elle mesure 0,66m par 0,62m et est conservée au Musée du Louvre.

Jan Van Eyck est un peintre très célèbre mais sa biographie est lacunaire. Par exemple, pas d’œuvre lui est attribuée avec certitude avant 1432 pourtant nous savons qu’en 1422 il travaille à Liège au service de Jean de Bavière comme peintre et valet de chambre et qu’il a exécuté des missions diplomatiques pour le duc de Bourgogne.

Il semble qu’il est commencé sa carrière en peignant des miniatures.

Dans une loggia, un homme le chancelier Rolin est agenouillé devant un prie-Dieu. Face à lui se trouve une Vierge à l’Enfant assise tandis qu’un ange la couronne.

La Vierge est jeune, vêtue d’un riche manteau rouge dont la bordure est ornée de pierres précieuses et de broderies reprenant le texte d’une prière. Elle présente l’Enfant nu, assis sur ses genoux. Le Christ tient dans sa main un globe de cristal surmonté d’une croix orfèvrée, il semble bénir. Pourtant Nicolas Rolin ne semble paraît pas regarder la scène divine. Il est tout à sa prière. Lui aussi est richement vêtu, son manteau est fait de brocard bordé de fourrure. Nous savons que son portrait est ressemblant puisque nous pouvons le comparer à celui du retable des Hospices de Beaune par Rogier Van der Weyden.

La perspective est marquée par le pavement, l’ouverture de la loggia sur un jardin puis un paysage crée de la profondeur. Mais il n’y a pas de point de fuite comme dans les tableaux italiens de la même époque, ici c’est plutôt une zone de fuite où se retrouve les lignes directrices de l’œuvre. La perspective est également rendue par l’atténuation des couleurs au fur et à mesure que le sujet s’éloigne des premiers plans, on peut parler de perspective atmosphérique.

Chaque détail est traité avec importance : le décor des ornements d’architecture, le rendu des tissus, la finesse du paysage.

Chaque élément peut être interprété symboliquement, ainsi les paons se trouvant dans le jardin sont une représentation de l’immortalité chez saint Augustin (certains y ont vu une allusion à l’orgueil de Nicolas Rolin). De même le paysage à l’arrière plan représente du côté du chancelier une ville contemporaine et derrière la Vierge c’est un ensemble d’églises et de cathédrales qui est peint.

Ce qui est étonnant dans ce tableau, c’est que le chancelier Rolin soit représenté de la même taille que la Vierge et qu’il ne soit pas présenté par son saint patron (comme c’était la tradition dans les œuvres de cette époque).

Jan Van Eyck fut un peintre très célèbre dès son époque. Il passe pour l’inventeur de la peinture à l’huile (même si elle existait depuis longtemps) mais il a accompli une véritable révolution picturale en utilisant de manière magistrale les couleurs et la lumière dans ses tableaux.

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