L’ivoire Barberini

L’Empereur triomphant dit l’ivoire Barberini est un diptyque byzantin dantant du Vie siècle de notre ère. Aujourd’hui il se compose de quatre plaquettes en ivoire d’éléphant (il manque un élément qui s’insérait par un système de rainure à droite de la figure centrale). Il mesure 34,2 cm de haut et 26,8cm de large et est conservé au Musée du Louvre.

Ivoire Barberini

Les diptyques sont des objets qui existent depuis l’Antiquité, ils servaient d’écritoire. Ils se composent de deux tablettes appelées feuillets reliées par des charnières et dont les faces intérieures étaient recouvertes de cire sur laquelle on écrivait à l’aide d’un stylet. Les feuillets pouvaient être en bois, en métal ou en ivoire. Lorsque le commanditaire appartenait à la cour, les matériaux employés et le décor étaient précieux.

L’iconographie de l’ivoire Barberini s’inspire des triomphes impériaux et développe un véritable message politique.

Au centre, nous voyons un empereur à cheval  tenant une lance plantée au sol arrêtant ainsi un barbare. Sous l’animal, une allégorie de la Terre soutient le pied du cavalier. En haut, un buste du Christ est sculpté dans un médaillon porté par des anges. La plaque du bas représente le tribu des peuples soumis. Sur la gauche un soldat s’apprête à offrir au souverain une victoire ailée.

Nous ne savons pas avec certitude quel est l’empereur représenté cependant la plupart des auteurs parle de Justinien (527-565)

De plus au revers de l’œuvre, nous pouvons voir une liste écrite à l’encre de plus de 300 noms parmi lesquels nous retrouvons ceux des souverains austrasiens de 575à 662( l’Austrasie est un royaume constitué après la mort de Clovis dans le nord-est de la Gaule), ce qui permet de penser que ce diptyque était présent en Gaule dès cette époque.

Nous ne pouvons qu’être admiratifs du travail des sculpteurs de ce feuillet qui ont su multiplier les détails et les prouesses techniques car certains éléments sont en ronde-bosse (c’est-à-dire qu’ils se détachent du support).

Ce type de pièces aura une grande influence sur les artistes carolingiens et leur servira de source d’inspiration.

Illustration : wikipedia

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s