Les amours de Zeus : Io

La mythologie antique a souvent inspiré les artistes européens. A partir de la Renaissance, peintres, sculpteurs, graveurs étaient imprégnés de culture classique, ils connaissaient parfaitement l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, les œuvres d’Eschyle ou de Virgile

Voici donc la suite de l’article sur Zeus qui traite de ses amours qui ont donné lieu à de nombreuses péripéties.

Pour commencer, je vais vous parler d’Io, son histoire est racontée par le poète latin Ovide dans les Métamorphoses au chant I à partir du vers 568. J’ai choisi deux tableaux de Rubens pour illustrer mon histoire.

 Io était une prêtresse d’Héra, séduite par Zeus. Elle fut transformée en génisse soit par Héra qui voulait la soustraire aux poursuites de son époux soit par Zeus qui voulait la protéger des foudres de sa femme.

Héra la fit garder par Argus, un être bien particulier puisqu’il possédait 100 yeux. Hermès endormit Argus en jouant de la flute et Io put s’enfuir.

Mercure et Argus par Rubens, huile sur panneau peinte entre 1635 et 1638 conservée à la Gemäldegalerie de Dresde, mesurant 63 cm par 87.5

Mais Héra envoya un taon à sa poursuite et à force de la piquer il la rendit furieuse. Io erra à travers la Terre : elle traversa à la nage la mer Ionienne (un dérivé de son nom, atteignit le Bosphore (qui signifie le gué de la vache), franchit le Caucase et termina  sa fuite en Egypte où elle reprit forme humaine.

Quant à ce pauvre qui ne faisait qu’obéir aux ordres de Héra, la déesse préleva ses yeux pour les mettre sur les plumes de son oiseau fétiche : le paon.

Image Junon et Argus par Rubens, huile sur toile peinte vers 1611 mesurant 2m49 par 2m96 et conservée au Musée Wallraf-Richard à Cologne

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