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Posts Tagged ‘XXe siècle’

La Maison de la cascade est une résidence construite par l’architecte américain Frank Lloyd Wright (1867 Richland Center dans le Wisconsin – 1959 Phoenix en Arizona) pour Edgard Kaufmann (un homme d’affaires ayant une chaine de magasins connu pour son mécénat) entre 1935 et 1939.

Wrightfallingwater.jpg

Le fils Kaufmann était un élève de Wright, il appartenait à la Communauté de Taliesin. Ce groupe, fondé par le maitre en 1932, accueillait des étudiants venus des Etats-Unis mais aussi du monde entier, ils travaillaient auprès de l’architecte dans une sorte de cabinet-école-monastère.
Edgard jr incita son père à engager Wright pour la réalisation de leur maison de campagne. La famille possédait une importante propriété dans la forêt de Mill Run en Pennsylvanie (état au Nord-est des Etats-Unis) et souhaitait aménager une résidence pour se retirer loin de la ville.

L’architecte choisit l’emplacement d’une cascade mais contre toute attente la maison n’offre aucun point de vue direct sur la rivière car elle est construite sur une saillie surplombant le cours d’eau. L’idée de Wright n’était pas de faire de la cascade un objet de contemplation mais de donner aux habitants l’impression de faire partie de la rivière.

La demeure prend donc appui sur les rochers. Sa structure emploie le béton armé. C’est l’utilisation de cette technique qui permet une telle construction avec des terrasses en porte-à-faux et des fondations reposant sur des piliers.
L’édifice suit un plan cruciforme c’est-à-dire que les terrasses des trois niveaux irradient autour d’un noyau central formé par la cheminée.
Les dalles de béton sont ocres, pour les murs percés de baies vitrées aux huisseries en acier rouge l’architecte se sert de la pierre locale. A l’intérieur les menuiseries sont en noyer, les sols des pièces et des terrasses sont recouvertes de dalles qui rappellent la surface de l’eau. Devant l’âtre de la salle principale, Wright a laissé un rocher qui semble surgir de la rivière.

Frank Lloyd Wright - Fallingwater interior 7.JPG
Mais cette résidence est peu fonctionnelle, les déplacements des habitants entre les différents espaces de l’habitation ne sont pas directs et demande plus de temps que dans une demeure traditionnelle.

Cette maison est la réalisation la plus connue de Wright, elle reprend la plupart de ses principes architecturaux : l’influence du Japon dans la forme des terrasses, l’intégration du bâtiment dans son environnement, l’emplacement de la cheminée au centre de la construction.

Les images proviennent du site Wikipedia :

« Wrightfallingwater » par Sxenko. Sous licence CC BY 3.0 via Wikimedia Commons – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Wrightfallingwater.jpg#/media/File:Wrightfallingwater.jpg

« Frank Lloyd Wright – Fallingwater interior 7 » par Lykantrop — Travail personnel. Sous licence Copyrighted free use via Wikimedia Commons – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Frank_Lloyd_Wright_-_Fallingwater_interior_7.JPG#/media/File:Frank_Lloyd_Wright_-_Fallingwater_interior_7.JPG

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L’Ours blanc est une œuvre de François Pompon (Saulieu (Côte-d’Or) 1855-Paris 1932) conservée au Musée d’Orsay en pierre  mesurant 1,63 m de haut sur 2,51m de long pour 0,90m de large datée après 1922.

File:Pompon LOursBlanc1.jpg

Il existe de nombreuses versions de cette sculpture, nous pouvons en trouver des exemplaires en marbre, en plâtre et de toutes tailles.

Le plantigrade est représenté de manière très simple, épurée même. Le rendu est lisse seuls les yeux sont creusés le museau et les oreilles sont plus dans la continuité. Cette façon de sculpter les animaux est caractéristique du travail de Pompon. Elle tranche avec les œuvres des artistes animaliers du XIXe siècle comme Antoine-Louis Barye. Ici aucun détail superflu et pourtant nous ressentons la démarche pataude de l’ours, les muscles qui roulent sous le pelage.  C’est l’idée même de l’animal que le sculpteur veut présenter

Cette œuvre apporta à Pompon une reconnaissance tardive (à 67 ans).  Il avait surtout mené une carrière de praticien c’est-à-dire qu’il dégrossissait un bloc de pierre ou de bois d’après le modèle d’un sculpteur. Il travailla notamment pour Auguste Rodin et Alexandre Falguière.

Pour moi Pompon est le sculpteur animalier du XXe siècle. Ces œuvres montrent de « vrais » animaux.

Illustration : Wikimedia Commons

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A Paris lors du printemps et de l’été 1907 Pablo Picasso (1881 Malaga (Espagne) – 1973 Mougins) peignit Les Demoiselles d’Avignon. C’est une huile sur toile de très grand format (2,43×2,33m) conservée au Musée d’Art moderne de New York. https://i2.wp.com/www.culture-generale.fr/wp-content/les_demoiselles_davignon.jpg Ce tableau créa la polémique d’abord par son sujet  : Picasso représente un de ses souvenirs en peignant cinq prostitués de la rue d’Avignon à Barcelone. ces femmes semblent se montrer pour nous et nous devenons des clients potentiels. Ensuite C’est la figuration qui choqua car ce travail est une rupture totale avec ce qui précède : le modelé est plat, les corps sont déformés, l’anatomie incohérente. Dans cette œuvre, Picasso a voulu répondre à la photographie qui ne peut montrer qu’un seul point de vue. Le peintre a cristallisé en une seule image plusieurs perspectives par exemple le nez des femmes au centre est rabattu sur le visage, elles sont vues à la fois de face et de profil. La personne assise est vue de dos et son visage est complètement tourné vers nous. L’artiste a réalisé de nombreux dessins préparatoires et esquisses , on y voit la genèse du tableau et notamment la présence de deux hommes : un marin et un étudiant en médecine. Picasso prévoyait également de représenter un crâne rappelant vraisemblablement la propagation des maladies sexuelles. Les visages des personnages rappellent l’art africain exposé alors au Musée du Trocadéro. L’œuvre suscita l’incompréhension de ses proches. Derain prédisait que l’on retrouverait un jour Picasso pendu derrière sa toile. Matisse parlait « d’un gâchis informe ». Pourtant Les Demoiselles d’Avignon allait révolutionner l’art Moderne, jeter les bases du cubisme et influencer de nombreux artistes. Illustration : http://www.culture-generale.fr/art/189-qui-sont-les-demoiselles-davignon

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https://i1.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/92/Gustav_Klimt_039.jpg

Judith I de Gustav Klimt (Aavindraa, Wikimedia Commons)

Judith 1 est une huile sur toile peinte par Gustav Klimt ( juillet 1862 Baumgarten près de Vienne- février 1918 Vienne)en 1901. Elle mesure 84cm de haut sur 42 cm de large, elle est conservée à la galerie du Belvédère à Vienne (Autriche).

Voici un tableau du XXe siècle ce qui n’est pas fréquent sur ce blog.

Judith I est une œuvre moins connue que le Baiser mais  toute aussi représentative du travail de Klimt.Le cadre en bois est recouvert de cuivre martelé et porte l’inscription « Judith und Holofernes ». Judith est une héroïne juive dont l’histoire est racontée dans un livre de l’Ancien Testament qui porte son nom. Elle séduit Holopherne, général de Nabuchodonosor, qui assiégeait Béthulie et le tua dans son sommeil. La ville fut sauvée des troupes ennemies.

Judith est représentée à mi-corps tenant la tête d’Holopherne. Elle est vêtue d’une tunique transparente et ouverte,  son attitude (pose, regard) est lascive si bien que l’on souvent associée à Salomé. Son visage est moderne. La façon dont le collier est traité en aplat d’or rappelle une décapitation et donc le lien entre Holopherne et son exécutrice. Le fond du tableau en or évoque un relief assyrien décorant le palais de Sennachérib.

De nombreuses expositions célébraient Klimt tout au long de l’année 2012 à l’occasion de 150e anniversaire de sa naissance. D’excellents ouvrages sont parus à cette occasion et pourront vous éclairer sur ce fondateur de la Sécession viennoise.

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Edward Hopper

Il est difficile de passer à côté de l’exposition Edward Hopper au Grand Palais mais je vous mets quand même un lien : http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2012/10/10/les-peintures-realistes-d-edward-hopper-au-grand-palais_1770811_3246.html

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