Les amours de Zeus : Europe, Danaé et Léda

Voici encore quelques aventures extra-conjugales de Zeus :

Commençons avec Europe, la fille du roi de Phénicie. Zeus tomba en tomba amoureux alors qu’elle se promenait avec ses compagnes. Pour l’approcher plus facilement, il se transforma en taureau. La princesse charmée s’assit sur son dos, le dieu se précipita vers la mer et emmena la jeune fille en Crête. Ils eurent ensemble trois fils : Minos, Sarpédon et Rhadamanthe. Zeus maria sa bien-aimée, avant de la quitter à Astérios, roi de Crête et lui offrit trois présents :

-une lance qui ne ratait jamais sa cible

-un chien qui qui ne laissait jamais échapper sa proie

-un homme de bronze, Talos, qui gardait les côtes de Crête.

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Enlèvement d’Europe par Nicolas Coypel, huile sur toile conservée au musée d’Art de Philadelphie,  128 x 194 cm.

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Poursuivons avec Danaé.

Elle était fille d’Acrisios, roi d’Argos. Son père l’emprisonna dans une tour car un oracle lui avait prédit qu’il serait tué par son petit-fils. Mais Zeus séduisit la princesse en se transformant en pluie d’or. De cette union naquit Persée. Apprenant la nouvelle, Acrisios enferma Danaé et l’enfant dans un coffre qu’il jeta à la mer. Ce coffre s’échoua sur une île mais la suite est une autre histoire.

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Danaé par Jan Gossart, huile sur panneau de chêne, conservée à la Pinacothèque de Munich, 1527, 114 x 95 cm

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Ensuite vient Léda.

L’histoire est un peu plus compliquée car il en existe plusieurs versions. Mais  voici la synthèse de la légende : Léda, épouse de Tyndare roi de Sparte recueillit un pauvre cygne (Zeus) pourchassé par un aigle (Aphrodite). Après maintes caresses, Léda mit au monde deux d’où sortirent quatre enfants Clytemnestre, Hélène, Castor et Pollux. Des noms qui ne doivent pas vous être inconnus.

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Léda et le cygne par Cesare da Sesto (d’après une œuvre de Léonard de Vinci), huile sur bois, 69,5 x 73,7 cm
conservée à la Wilton House, Salisbury

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Les amours de Zeus : Io

La mythologie antique a souvent inspiré les artistes européens. A partir de la Renaissance, peintres, sculpteurs, graveurs étaient imprégnés de culture classique, ils connaissaient parfaitement l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, les œuvres d’Eschyle ou de Virgile

Voici donc la suite de l’article sur Zeus qui traite de ses amours qui ont donné lieu à de nombreuses péripéties.

Pour commencer, je vais vous parler d’Io, son histoire est racontée par le poète latin Ovide dans les Métamorphoses au chant I à partir du vers 568. J’ai choisi deux tableaux de Rubens pour illustrer mon histoire.

 Io était une prêtresse d’Héra, séduite par Zeus. Elle fut transformée en génisse soit par Héra qui voulait la soustraire aux poursuites de son époux soit par Zeus qui voulait la protéger des foudres de sa femme.

Héra la fit garder par Argus, un être bien particulier puisqu’il possédait 100 yeux. Hermès endormit Argus en jouant de la flute et Io put s’enfuir.

Mercure et Argus par Rubens, huile sur panneau peinte entre 1635 et 1638 conservée à la Gemäldegalerie de Dresde, mesurant 63 cm par 87.5

Mais Héra envoya un taon à sa poursuite et à force de la piquer il la rendit furieuse. Io erra à travers la Terre : elle traversa à la nage la mer Ionienne (un dérivé de son nom, atteignit le Bosphore (qui signifie le gué de la vache), franchit le Caucase et termina  sa fuite en Egypte où elle reprit forme humaine.

Quant à ce pauvre qui ne faisait qu’obéir aux ordres de Héra, la déesse préleva ses yeux pour les mettre sur les plumes de son oiseau fétiche : le paon.

Image Junon et Argus par Rubens, huile sur toile peinte vers 1611 mesurant 2m49 par 2m96 et conservée au Musée Wallraf-Richard à Cologne