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Voici un article un peu différent de ceux que vous trouvez habituellement sur ce blog car je souhaitais attirer votre attention sur un petit objet dont vous possédez sûrement des exemplaires oubliés dans un tiroir. Je veux parler du menu vous savez ce petit carton plus ou moins grand mis à la disposition des invités avec la liste des plats dans l’ordre de service.

Menu de baptême : 1er novembre 1856 (menu artistique : cuisiniers, pâtissiers …)

Repas du baptême d’Emile Jean Joseph Durantet 1er novembre 1856 Collection de la Bibliothèque municipale de Dijon M III 532

Au cours de l’année 2016, j’ai été amenée à mettre en place une petite exposition sur la gastronomie. J’ai choisi de présenter entre autres quelques menus. Je me suis rendu compte que cette petite pièce d’archive était une source importante d’informations et un peu négligée.
Car il s’agit d’un véritable marqueur culturel tant au niveau de la société que de la gastronomie.

Le menu apparaît au XIXe siècle lors du passage du service « à la française » c’est-à-dire que tous les plats sont présentés en même temps sur la table aux convives (comme une sorte de buffet) au service « à la russe » où les plats sont servis les uns après les autres (comme souvent aujourd’hui).
Il est plus ou moins décoré, peut-être fait à la main, objet publicitaire, en tissu…

Les menus retracent l’histoire de la gastronomie grâce à la liste des plats mais aussi celle d’une famille par les menus de mariage, de baptême… Ils montrent les réseaux de sociabilité aux travers des banquets.

Alors plutôt que de jeter vos menus, pensez à les confier à un service d’archives local qui les conservera avec soin comme une véritable pièce d’histoire.
Et si cet article vous a intéressé cliquez ici pour vous rendre sur le site internet de la bibliothèque municipale de Dijon où vous trouverez de nombreuses ressources patrimoniales sur les menus mais aussi le vin (bien sûr), le chocolat…

La photographie provient du site internet de la Bibliothèque municipale de Dijon.

Menu non utilisé avec publicité Biscuits Pernot (femme brune)

La Reddition de Breda, le 5 juin 1625, dit les Lances est une huile sur toile peinte par  le peintre espagnol Diego Velázquez (1599, Séville – 1660, Madrid) au cours des années 1634-1635. Elle mesure 307 cm de haut par 367 m de large et est conservée aujourd’hui au Musée du Prado.

Le tableau représente la remise des clés de la ville de Breda par Justin de Nassau, gouverneur hollandais de la ville au général  espagnol Ambrogio Spinola.

Les deux camps se rencontrent au premier plan de l’œuvre dans une atmosphère calme et sereine. Au centre de la toile, le vaincu s’apprête à remettre les clés de sa cité au vainqueur, qui dans un geste magnanime l’empêche de s’agenouiller devant lui. Leur posture permet de créer une sorte de trouée et d’apercevoir la représentation de la bataille reléguée à l’arrière-plan. La guerre est alors seulement suggérée par les fumées.

A droite du tableau les soldats espagnols avec leurs nombreuses lances paraissent plus organisés que les hollandais avec leurs quelques hallebardes.

Les personnages sont disposés en frise, les têtes sont quasiment toutes au même niveau, certains réagissent à la scène principale, d’autres regardent fixement le spectateur.

 

Au travers de cette scène qui n’a jamais eu lieu dans la réalité, le peintre insiste sur la grandeur de la monarchie espagnole car ici le contexte historique est très important.  Ce tableau décorait le salon des Royaumes, la grande salle d’apparat du palais Buen Retiro dont toute la décoration était dédiée à la gloire des Habsbourg d’Espagne.

La Reddition de Breda est un épisode de la Guerre de quatre-vingts ans qui opposa les Pays-Bas, luttant pour leur indépendance et la couronne espagnole. Au moment de la bataille, Isabel Clara Eugenia (la tante de Philippe IV) est la gouvernante des Pays-Bas, elle avait reçu ce pays en dot (eh oui, il n’y pas si longtemps, les rois offraient des pays et donc des peuples en cadeau).  En 1637, Frédéric-Henri de Nassau reprit Breda aux Espagnols.

 

La technique de Velásquez est arrivée avec cette toile  à son apogée, la touche est légère et précise, les couleurs sont harmonieuses et vives. Le peintre a su rendre de manière parfaite la texture des tissus.

 

La monarchie espagnole paraît encore imposante, pleine de puissance mais le règne de Philippe IV marque le début du déclin des Habsbourg d’Espagne.

Si ce thème vous intéresse, je vous invite à lire les aventures du capitaine Alatriste de l’écrivain Arturo Pérez-Reverte dont le troisième tome est consacré au siège de Breda et qui m’a donné envie d’écrire cet article.

La photographie de l’oeuvre provient du site web gallery of art

1401 est une des dates phares de l’histoire de l’art, dans la plupart des ouvrages  elle marque le début de la Renaissance en Italie.

Le concours est organisé par la corporation des marchands de laine (l’Arte di Calimala) qui veut faire une deuxième porte en bronze pour le baptistère Saint Jean de Florence. Le premier ensemble avait été réalisé par Andrea Pisano en 1330. Les commanditaires demandent aux sept candidats prétendant au chantier de effectuer un relief en bronze dans un cadre polylobé représentant le sacrifice d’Isaac.

Aujourd’hui seuls les médaillons de Lorenzo Ghiberti (1378ou 1381 Florence – 1455 idem) et Fillipo Brunelleschi (1377 Florence -1446 idem) sont conservés au Musée du Bargello à Florence.

 

Sacrifice d’Isaac par Ghiberti

Sacrifice d’Isaac par Brunelleschi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evidemment les deux reliefs se ressemblent puisque le sujet et le cadre étaient imposés. Dans les deux cas nous retrouvons les cinq personnages, l’âne et le bélier mais l’impression rendue est différente.

Le panneau de Brunelleschi est violent, l’ange retient le bras d’Abraham juste avant que celui-ci enfonce le couteau dans la gorge d’Isaac. L’œuvre de Ghiberti est plus calme mais fourmille de détails : les rinceaux ornant l’autel, les broderies du vêtement du patriarche.

La forme du cadre est encore de tradition médiévale mais des éléments du relief eux sont tout à fait Renaissance. Sur le panneau de Ghiberti le torse d’Isaac est inspiré d’une œuvre antique tandis que le serviteur tirant une épine de son pied est un thème que l’on retrouve dans l’art grec.

C’est Lorenzo Ghiberti qui remporta le concours. La porte est constituée de deux vantaux, quatre colonnes de sept panneaux y sont déployées. A chaque intersection des reliefs nous voyons un petit buste en relief, l’un d’eux serait l’autoportrait de Ghiberti.

Le sculpteur mit vingt-deux ans pour réaliser la deuxième porte du baptistère  et une fois terminée on lui confia le chantier de la troisième et dernière porte de l’édifice. Cette commande lui assura une grande renommée tout au long de savie, mais aujourd’hui il est un peu oublié au profit de son adversaire.

Les photographies de la porte et des reliefs proviennent du site web gallery of art.

Ce valve de miroir dite le jeu d’échec provient d’un atelier parisien qui la fabriqua vers l’an 1300, elle est en ivoire d’éléphant. Sa hauteur maximale est de 11,5 cm.

Cette célèbre plaque aux angles cantonnés de dragon représente dans un cadre circulaire un couple jouant aux échecs. Chacun est accompagné par un serviteur observant le jeu. Le tout se déroule sous une tente aux rideaux relevés ; le mat soutenant la structure partage la scène en deux parties égales. Toute la composition s’organise autour de l’échiquier.

Le travail de taille est soigné et met en valeur les attitudes de chaque personnage : l’homme s’apprêtant à bouger une pièce, la  servante suggérant un déplacement.

Ce thème se retrouve fréquemment sur les valves de miroir, est tiré de la littérature chevaleresque comme Tristan et Yseult.

Aujourd’hui cette plaque est isolée mais elle devait être reliée à une autre plaque par un lacet ou un pas de vis pour protéger un miroir, les dames les suspendaient alors à leur ceinture ou dans une petite bourse.

L’ivoire est travaillé en Europe occidentale depuis le Ive siècle mais les difficultés d’approvisionnement en font une matière rare et particulièrement précieuse. Au IXe siècle, les sculpteurs réutilisaient même des plaques antiques. Au XIIIe siècle, les circuits commerciaux sont rétablis et de  1250 à 1350 Paris devient le centre du travail de l’ivoire, les pièces produites sont d’abord des œuvres religieuses puis à partir du règne de Philippe IV le Bel se sont également des objets profanes qui sortent des ateliers reprenant des thèmes courtois comme sur la plaque présentée aujourd’hui ou sur celle-ci du musée du Louvre   ou encore sur ce coffret conservé au musée de Cluny 

Les ivoires gothiques par leur raffinement contribuèrent au rayonnement stylistique de la France à travers l’Europe.

La photographie provient de l’adresse suivante : http://expositions.bnf.fr/jeux/grand/020.htm

Ophélia de Millais

Ophélia est une œuvre réalisée entre 1851 et 1852 par le peintre anglais John Everett Millais (juin 1829 Southampton – août 1896 Londres), classé comme préraphaélite. Cette huile sur toile conservée à la Tate Gallery de Londres, mesure 76 cm de haut par 112 cm de large.

Ce tableau représente la mort d’Ophélie telle qu’elle est décrite dans la scène 7 de l’acte IV de Hamlet la pièce de Shakespeare. En voici un extrait:

Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète
dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent
Et elle les tressait en d’étranges guirlandes
Avec l’ortie, avec le bouton d’or,
Avec la marguerite et la longue fleur pourpre
Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène
Mais que la chaste vierge appelle doigt des morts.
Oh, voulut-elle alors aux branches qui pendaient
Grimper pour attacher sa couronne florale ?
Un des rameaux, perfide, se rompit
Et elle et ses trophées agrestes sont tombés
Dans le ruisseau en pleurs. Sa robe s’étendit
Et telle une sirène un moment la soutint,
Tandis qu’elle chantait des bribes de vieux airs,
Comme insensible à sa détresse
Ou comme un être fait pour cette vie de l’eau.
Mais que pouvait durer ce moment ? Alourdis
Par ce qu’ils avaient bu, ses vêtements
Prirent au chant mélodieux l’infortunée,
Ils l’ont donnée à sa fangeuse mort.

(Extrait trouvé le 8 juillet 2016 à l’adresse suivante : http://abardel.free.fr/recueil_de_douai/ophelie/mythelitteraraire.htm)

Ici la jeune femme est figurée flottant dans une rivière, un bouquet à la main, entourée d’une nature luxuriante. Ses vêtements paraissent gorgés d’eau et son corps s’enfoncer. On retrouve le saule, l’ortie et le bouton d’or du texte.

Le tableau a été peint en deux temps : Millais commença par le paysage pour cela il s’inspira de la rivière Hogsmill dans le Surrey qu’il observa pendant 6 mois afin de représenter toutes les fleurs de la toile. Puis il réalisa le personnage d’Ophélie, c’est Elisabeth Siddal, la muse des préraphaélites qui posa allongée dans une baignoire remplie d’eau.

Dans cette œuvre, chaque détail est réalisé avec minutie, les végétaux sont figurés avec la précision d’un botaniste et ont chacun une valeur symbolique : les coquelicots évoquent la mort, les marguerites près de la main d’Ophélie symbolisent l’innocence, les violettes en collier représentent la fidélité tandis que le myosotis signifie ne m’oubliez pas.

Le personnage s’intègre parfaitement au décor, les tonalités du vêtement ou de la chevelure se retrouvent dans les coloris de la nature environnante ainsi le roux des cheveux répond à celui de l’écorce du saule.

La composition du tableau par ses obliques descendantes annonce la fin tragique d’Ophélie.

Cette œuvre la plus connue de Millais est caractéristique du courant préraphaélite. Ce mouvement artistique représenté par des peintres comme Dante Rossetti ou Holman Hunt, refusait l’esthétique hérité de la Renaissance. Ici le réalisme exacerbé, la vivacité des couleurs, la référence à la littérature anglaise et l’importance de la symbolique en font une œuvre typique du préraphaélisme. Elle influença de nombreux contemporains et successeurs de Millais comme Edward Burne-Jones.

Pour en savoir plus sur les préraphaélites : article du Musée d’Orsay

La photographie illustrant l’article provient du site web gallery of art : http://www.wga.hu/art/m/millais/ophelia.jpg

 

 

 

 

Ugolin est une œuvre de Jean-Baptiste Carpeaux (11 mai 1827 Valenciennes- 12 octobre 1875 Courbevoie). Il existe plusieurs versions de ce groupe dans différents matériaux.  Ce bronze conservé au Musée d’Orsay a été fondu en 1862. Il mesure 194 cm de haut pour 148 cm de large.  Le Metropolitan Museum of New York conserve un marbre de taille identique. Tandis que le petit Palais et le musée de Valenciennes ont dans leurs collections des plâtres.

Ugolin de Jean-Baptiste Carpeaux conservé au Musée d’Orsay

La sculpture s’inspire du chant 33 de l’Enfer,  la première partie de la Divine Comédie de Dante. C’est le passage ou le poète florentin accompagné de Virgile rencontre Ugolin della Gherardesca, qui avait trahi le parti des Gibelins (favorables à l’Empereur pour rejoindre celui des Guelfes (soutiens du Pape)  puis instaura une tyrannie dans sa ville. Son rival, l’archevêque Ubaldini le fit enfermer dans un donjon avec ses fils et petit-fils pour y mourir de faim. Avant de succomber, Ugolin mangea sa descendance.

Le père est figuré assis au centre de la composition, ses enfants à ses pieds. La douleur et l’angoisse se lisent dans son attitude : il se mange les doigts, son visage est crispé, ses pieds recroquevillés. Les quatre garçons sont à l’agonie, dans des positions certes contorsionnées mais tellement expressives. Chacun représente une étape vers la mort

La composition de l’œuvre très compacte rajoute à l’impression de peur de terrassement.

Dans la représentation des corps, le spectateur peut voir que Carpeaux s’est inspiré de sculptures antiques comme le Laocoon ou des chefs d’œuvres de Michel –Ange comme les Esclaves conservés au Musée du Louvre.

L’élaboration première de ce groupe a été réalisée en Italie où Carpeaux était élève après avoir remporté le Prix de Rome, il s’agit de son dernier travail en tant qu’étudiant à l’Ecole Française de Rome. Mais le thème devait comporter une ou deux figures et le sujet tiré de l’histoire antique ou de la Bible. L’œuvre fut donc refusée et une bataille s’en suivi entre l’administration de l’école et l’artiste. Ugolin fut terminé une fois que Carpeaux termina son séjour à l’Académie grâce au soutien de mécènes.

L’œuvre de Jean-Baptiste Carpeaux est inclassable, l’ensemble de son travail est  un pont entre le romantisme par le choix de ses sujets et le naturalisme par son traitement réaliste.

La photographie provient du site Web Gallery of Art

Le retable d’Issenheim est un très grand polyptyque  réalisé vers 1510, pour le couvent des Antonins à Issenheim en Alsace, près de Colmar. Il est aujourd’hui conservé au musée Unterlinden de Colmar.

Le retable d’Issenheim vu fermé

L’ensemble a été réalisé en tilleul, les sculptures sont l’œuvre de Nicolas de Haguenau. Mais la polychromie du bois doit dater du XVIIIème siècle. Les peintures  résultent du travail de Mathias Grünewald qui a utilisé une technique mixte (tempera et huile). Le retable mesure un peu moins de 3 mètres de haut, fermé il représente une crucifixion encadrée par saint Sébastien et saint Antoine avec sur la prédelle (petit panneau sous la composition centrale) une mise au tombeau.  Pour la représentation intermédiaire, on voit de gauche à droite une annonciation, une nativité et une résurrection avec la même prédelle que pour le retable fermé. Le retable complètement ouvert montre 2 panneaux peints : la visite de saint Antoine à saint Paul et la tentation de saint Antoine et une partie sculptée représentant saint Augustin, saint Antoine au centre, et saint Jérôme, sur la prédelle également sculptée, nous voyons le Christ entouré des Apôtres.

Il s’agit d’une commande de Guy Guers, précepteur de l’ordre des Antonins.  Cette congrégation religieuse était connue pour les compétences médicales de ses moines. Parmi les innombrables épidémies et fièvres dont souffrait le monde médiéval, on trouve le mal des Ardents  appelé également le feu de saint Antoine, car les Antonins se consacraient au traitement de cette épidémie, actuellement cette maladie est connue sous le nom d’ergotisme. Ce mal présente d’horribles symptômes : picotements et fourmillements accompagnent des troubles sensoriels auxquels succèdent des accidents gangreneux liés à la vasoconstriction. Les membres noircissent, se détachent du corps. Cette affection frappe une grande partie de la population se nourrissant essentiellement de pain de seigle. Les années de disette, les grains trop précieux n’étaient pas triés même ceux touchés par l’ergot (un parasite de cette céréale) : le pain s’en trouvait contaminé.

Les pèlerins malades pouvaient voir le retable depuis la nef à travers le jubé, ou directement en s’introduisant dans le chœur.

La chair torturée du Christ glorifie le mal qui brûle le corps des malades, la présence de saint Antoine et de saint Sébastien fait naître l’espoir d’une guérison. Ce sont des saints protecteurs de la peste pour l’un du mal des ardents pour l’autre, deux des fléaux du Moyen Age.

Le panneau droit représente saint Antoine : la figure imposante est sur un piédestal traité en grisaille, il porte une crosse en forme de tau ce qui rappelle la forme des béquilles des malades amputés un monstre semble l’attaquer derrière la verrière.

Panneau droit du retable d’Issenheim

Le panneau droit représente saint Sébastien, son corps est transpercé de flèches.

Tous deux sont considérés comme des saints guérisseurs Antoine contre l’ergotisme et Sébastien de la peste.

Tout le retable concentre des scènes dramatiques ou étranges. La Crucifixion par exemple, avec son fond sombre fait ressortir les silhouettes de chacun des personnages. la Vierge, vêtue de blanc, s’évanouit dans les bras de saint Jean, Marie-Madeleine est tassée par la douleur. La chair du Christ est tourmentée, hérissée d’échardes, avec des plaies sanglantes. Saint Jean-Baptiste est également représenté avec à ses pieds un agneau saignant qui symbolise le sacrifice divin.

Dans la scène de l’Annonciation, le spectateur ne ressent pas l’intimité habituelle dans ce type de sujet, La Vierge paraît surprise par l’ange Gabriel qui lui a un air autoritaire.

Panneau central du retable d’Issenheim. Première ouverture

Le panneau central parait plus serein avec un concert d’anges et une nativité mais quand on observe certains personnages on y voit des anges au physique un peu particulier.

Détail du panneau central du retable. Première ouverture.

 

Saint Antoine  est un personnage récurrent dans l’iconographie  médiévale et les tentations de saint Antoine est particulier. Ce thème montre les inquiétudes de toute une société face à la tentation et l’enfer. Mais dans ce retable, Mathias Grünewald a choisi de montrer les peurs de ses contemporains face à la maladie. Le culte de saint Antoine déclina à partir du XVIIe, siècle à partir duquel les épidémies d’ergotisme se font de plus en plus rares. Rosine a remplacé Antoine le 17 janvier mais peut-être que certains d’entre vous se souviennent des petits cochons en pâte d’amande que l’on trouvait chez les pâtissiers le premier mois de l’année, ils étaient fait en hommage au saint guérisseur.

Pour voir le retable complet exposé au musée Unterlinden, c’est par ici .

Toutes les photos de l’article proviennent du site Web Gallery of Art