Apollon servi par les nymphes de François Girardon et Thomas Regnaudin

Apollon servi par les nymphes

Apollon servi par les nymphes (vue d’ensemble)Par Girardon et Regnaudin. Bosquet des bains d’Apollon, Jardins de Versailles Photo par User:Plyd — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14989856

Apollon servi par les nymphes est un ensemble sculpté entre 1667 et 1675 par François Girardon (1628, Troyes – 1715, Paris) et Thomas Regnaudin (1622, Moulins – 1706, Paris) en marbre blanc de Carrare pour les jardins du château de Versailles. Le groupe mesure 2.3m de haut par 3 m de large et 2.7 m de profondeur. Il est aujourd’hui conservé dans la Gypsothèque de la Petite Écurie mais il était prévu pour la grotte de Thétis (détruite en 1684 lors de la construction de la chapelle royale).

 

grotte de Thétis

La grotte de Thétis, estampe de Jean Lepeautre 1676  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53128128n/f1.highres

Il était alors encadré par deux autres groupes représentant Les chevaux du Soleil pansés par les Tritons sculptés par Gaspard et Gilles Marsy d’une part et Gilles Guérin d’autre part. Le groupe fut ensuite exposé dans divers lieux des jardins avant d’être installés définitivement dans un  bosquet appelé les Bains d’Apollon, un décor crée par le peintre Hubert Robert. Le cadre imaginé par l’artiste est un paysage pré-romantique.

Apollon est représenté à la fin de la journée et donc de sa course solaire, il est assis entouré de nymphes, toutes à son service. L’une lave les pieds du dieu, l’autre verse de l’eau, une troisième porte une aiguière. Toutes les figures féminines sont tournées vers le dieu dans une sorte de ronde, leurs poses sont gracieuses. La divinité reprend le geste de l’Apollon du Belvédère avec son bras tendu.

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Apollon du Belvédère attribué à Léocharès, 2e moitié du IVe siècle avant Jésus-Christ, Musée du Vatican Par Livioandronico2013 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36412498

L’ensemble forme un groupe élégant même si le spectateur ressent la force du corps du dieu.Les sculpteurs ont su utiliser le contraste entre les volumes des corps qui laissent glisser la lumière et les drapés qui au contraire l’accrochent.

 

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Apollon servi par les nymphes. Vue de détail, photo de la RMN

Ce groupe est d’autant plus remarquable qu’il est la première commande en marbre pour orner les jardins de Versailles et la première œuvre sur le thème d’Apollon que l’on retrouve dans tout le château et ses extérieurs. L’allusion au règne de Louis est évidente avec le décor de l’aiguière représentant le Passage du Rhin ( en juin 1672, le roi déclare la guerre aux Pays-Bas, son armée franchit le Rhin le 12 juin sans rencontrer de véritable résistance, mais le monarque utilisera beaucoup cet épisode pour sa gloire personnelle pour en savoir plus lisez cet article de Stéphane Blond).

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Apollon servi par les nymphes, détail de l’aiguière. Photo de la RMN

Dès le XVIIe siècle, cet ensemble est vu comme un chef d’œuvre capable de rivaliser avec l’Antiquité et lance le programme d’ornementation du domaine de Versailles à la gloire d’Apollon et de Louis XIV.

 

Pour en savoir plus sur la restauration du groupe une vidéo  :

 

Voici le lien pour consulter la page du site de la RMN consacrée aux Bains d’Apollon avec de nombreuses vues de détail : https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/francois-girardon_thomas-regnaudin_apollon-servi-par-les-nymphes_marbre?force-download=438909

Un autre article  à propos des  jardins de Versailles  sur caryatides https://caryatides.wordpress.com/2012/10/11/188/

 

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Danaé de Jan Gossaert dit Mabuse

Danaé est une huile sur toile signée Jan Gossaert (1478 Maubeuge dans le Hainaut  -1534 peut-être à Anvers) et daté de 1527. Ce tableau mesure 114,3 cm de haut par 95,6 cm de large. Il est conservé à la Alte Pinakothek de Munich et provient peut-être des collections de l’empereur Rodolphe II à Prague.

Danaé de Jan Gossaert, Alte Pinacothek de Munich

Cette œuvre suit la légende de Danaé telle que la raconte Ovide dans les Métamorphoses. La jeune femme fut enfermée dans une tour de bronze par son père à qui un oracle avait prédit qu’il mourrait de la main de son petit-fils. Mais Danaé fut séduite par Jupiter qui se transforma en pluie d’or, de leur union naquit Persée. Sur ce tableau, la jeune femme est représentée à demie couverte par une draperie bleue, assise sur un coussin dans une architecture mi-gothique mi-renaissance tandis que la pluie d’or tombe du plafond.

La couleur bleue du vêtement met en valeur la carnation de Danaé et donnant à cette œuvre un aspect érotique indéniable. Pourtant cette toile est proche des représentations mariales contemporaines par le ton du tissu, le comportement humble de la jeune femme et l’idée d’une fécondation surnaturelle. Toutefois, ce thème iconographique changera de signification dans les décennies suivante avec les représentations de Titien ou de Velázquez où Danaé apparaitra comme vénale.

Danaé du Tintoret 1580, Musée des Beaux-Arts de Lyon

Cette peinture dévoile tout le talent de Gossaert notamment dans la qualité du traitement des tissus et des surfaces marbrées. L’étonnement de Danaé démontre les aptitudes du peintre pour le portrait. Il est un des premiers peintres flamands à se rendre en Italie et notamment à Rome avec la suite de  Marguerite d’Autriche. Ce voyage influença beaucoup sa production ultérieure par l’introduction des cultures antique et italienne dans ses représentations architecturales, ses choix iconographiques.

Aujourd’hui Jan Gossaert est un artiste un peu oublié même si une exposition lui a rendu hommage à la National Gallery de Londres en 2011.

Toutes les images proviennent du site Web Gallery of Art :

Danaé de Gossaert

Danaé du Tintoret

La tentation d’Eve par Gislebertus

Ce bas-relief dit La tentation d’Eve est un fragment  du portail du transept nord de l’église Saint-Lazare d’Autun. Il est en pierre calcaire et mesure 72 cm de haut pour 132 cm de large, il a été probablement réalisé dans les années 1130 et est, fait exceptionnel, attribué à Gislebertus  le sculpteur  qui a signé le tympan. Il est actuellement conservé au Musée Rolin à Autun.la_tentation_d27eve

Cette étonnante sculpture représente Eve allongée sa silhouette semble onduler. Tout en chuchotant à Adam (aujourd’hui disparu) elle saisit une pomme. Des feuilles cachent sa nudité.

Cette œuvre montre toute l’habilité des artistes de l’époque romane qui respectaient de nombreuses règles iconographiques comme la loi du cadre.

Ici, Eve est dans une position inhabituelle, elle semble ramper, c’est pour s’adapter au plus près de la forme horizontale du linteau.

L’art roman a horreur du vide,  dans cette œuvre la sculpture ne laisse aucun espace libre : le feuillage remplit tous les espaces.

Enfin, la fonction principale de la sculpture au Moyen-Age est de mettre en valeur l’architecture en accentuant les lignes.

 

La tentation d’Eve est une sculpture romane très célèbre (certains la surnomme la Joconde romane) car c’est des rares nus monumentaux de cette période. La qualité du traitement de la taille : les éléments du feuillage, l’utilisation de la lumière pour accentuer les détails et rendre la narration plus lisibles, le travail sur plusieurs plans qui crée de la profondeur en font un chef d’œuvre exceptionnel.

 

De plus, son histoire est atypique. En 1766, le portail du transept est démonté et les pierres sont vendues comme matériaux de construction. Un siècle plus tard, le relief est redécouvert dans le mur d’une maison. Après plusieurs propriétaires, elle est acquise par la Société éduenne qui l’exposa dans son musée.

 

En 2016, l’œuvre a été restaurée par le Laboratoire des musées de France et en 2017 elle a été mise à l’honneur dans une exposition à Autun jusqu’au 15 octobre 2017.

L’image provient de wikipedia Par Alamandar — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=55052284

 

 

La mosaïque du châtiment de Lycurgue

Cette mosaïque aujourd’hui conservée au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal a été découverte par hasard au début du XXe siècle dans le quartier Sainte-Colombe à Vienne (Isère). De grande taille, elle mesure 7*5.20 m sa forme est absidiale, elle daterait de la fin du IIIe siècle après Jésus-Christ.

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Mosaïque du châtiment de Lycurgue vue dans son ensemble Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal (par Hélène Rival (Own work) [CC BY-SA 3.0] via Wikimedia Commons

Au centre du pavement, nous voyons Lycurgue tenter de couper à la hache des pieds de vigne. Dans la partie arrondie, Bacchus banquète avec le dieu Pan et des bacchantes. L’œuvre raconte comment le dieu du vin punit Lycurgue qui s’était attaqué à son cortège.

Cette composition très libre où les rinceaux se répandent sur toute la surface est magnifiée par la couleur verte de l’arrière-plan.

Tous les motifs figurés (êtres vivants et végétaux) sont surlignés par un filet de tesselles plus ou moins épais qui fait ressortir les éléments décoratifs.

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Lycurgue tentant de couper les ceps à la hache Détail de la mosaïque conservée à Saint-Romain-en-Gal (par Vassil (Own work) [CCO] via Wikimedia Commons

 Lycurgue est très bien représenté, un dégradé de couleurs est utilisé pour représenter sa musculature, tandis que  les convives sont plus rigides avec des membres inférieurs trop longs.

Cette différence de maîtrise technique tend à montrer la participation de plusieurs artistes sur la mise en place de ce dallage.

Les thèmes de la vie du dieu Bacchus sont fréquents dans l’art de la mosaïque car ces pavements décoraient souvent des salles à manger (comme c’était vraisemblablement le cas ici) ou des pièces de réception mais cet épisode-là est rarement représenté.

Les ateliers de mosaïstes ont rarement laissé des traces en archéologie, ils avaient besoin de peu de matériel : une enclume et un marteau suffisaient pour tailler les tesselles, ces petits carrés de pierre ou de pâte de verre, déposés sur le sol.

De plus, à l’époque antique, les mosaïques ne sont pas considérées comme de véritables œuvres d’art. Ainsi un décor abimé sera rarement réparé mais recouvert par une nouvelle pièce.

Pendant longtemps, seuls les panneaux figurés étaient conservés alors que les autres les mosaïques géométriques par exemple étaient considérées comme sans valeur et abandonnées.

C’est pourquoi, l’histoire des mosaïques est aujourd’hui encore en pleine construction. Le musée de Saint-Romain-en-Gal participe à la connaissance de ce domaine artistique par son atelier de restauration et par son implantation même sur un des quartiers de la Vienne antique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les mosaïques en général et sur celles de Saint-Romain-en-Gal en particulier, je vous invite à regarder la vidéo passionnante du Canal éducatif à la demande sur la mosaïque du calendrier agricole conservée au Musée des Antiquités nationales.

Les deux photographies de l’article proviennent du site Wikimedia Commons.

Le menu gastronomique

Voici un article un peu différent de ceux que vous trouvez habituellement sur ce blog car je souhaitais attirer votre attention sur un petit objet dont vous possédez sûrement des exemplaires oubliés dans un tiroir. Je veux parler du menu vous savez ce petit carton plus ou moins grand mis à la disposition des invités avec la liste des plats dans l’ordre de service.

Menu de baptême : 1er novembre 1856 (menu artistique : cuisiniers, pâtissiers …)

Repas du baptême d’Emile Jean Joseph Durantet 1er novembre 1856 Collection de la Bibliothèque municipale de Dijon M III 532

Au cours de l’année 2016, j’ai été amenée à mettre en place une petite exposition sur la gastronomie. J’ai choisi de présenter entre autres quelques menus. Je me suis rendu compte que cette petite pièce d’archive était une source importante d’informations et un peu négligée.
Car il s’agit d’un véritable marqueur culturel tant au niveau de la société que de la gastronomie.

Le menu apparaît au XIXe siècle lors du passage du service « à la française » c’est-à-dire que tous les plats sont présentés en même temps sur la table aux convives (comme une sorte de buffet) au service « à la russe » où les plats sont servis les uns après les autres (comme souvent aujourd’hui).
Il est plus ou moins décoré, peut-être fait à la main, objet publicitaire, en tissu…

Les menus retracent l’histoire de la gastronomie grâce à la liste des plats mais aussi celle d’une famille par les menus de mariage, de baptême… Ils montrent les réseaux de sociabilité aux travers des banquets.

Alors plutôt que de jeter vos menus, pensez à les confier à un service d’archives local qui les conservera avec soin comme une véritable pièce d’histoire.
Et si cet article vous a intéressé cliquez ici pour vous rendre sur le site internet de la bibliothèque municipale de Dijon où vous trouverez de nombreuses ressources patrimoniales sur les menus mais aussi le vin (bien sûr), le chocolat…

La photographie provient du site internet de la Bibliothèque municipale de Dijon.

Menu non utilisé avec publicité Biscuits Pernot (femme brune)

La reddition de Breda de Velasquez

La Reddition de Breda, le 5 juin 1625, dit les Lances est une huile sur toile peinte par  le peintre espagnol Diego Velázquez (1599, Séville – 1660, Madrid) au cours des années 1634-1635. Elle mesure 307 cm de haut par 367 m de large et est conservée aujourd’hui au Musée du Prado.

Le tableau représente la remise des clés de la ville de Breda par Justin de Nassau, gouverneur hollandais de la ville au général  espagnol Ambrogio Spinola.

Les deux camps se rencontrent au premier plan de l’œuvre dans une atmosphère calme et sereine. Au centre de la toile, le vaincu s’apprête à remettre les clés de sa cité au vainqueur, qui dans un geste magnanime l’empêche de s’agenouiller devant lui. Leur posture permet de créer une sorte de trouée et d’apercevoir la représentation de la bataille reléguée à l’arrière-plan. La guerre est alors seulement suggérée par les fumées.

A droite du tableau les soldats espagnols avec leurs nombreuses lances paraissent plus organisés que les hollandais avec leurs quelques hallebardes.

Les personnages sont disposés en frise, les têtes sont quasiment toutes au même niveau, certains réagissent à la scène principale, d’autres regardent fixement le spectateur.

 

Au travers de cette scène qui n’a jamais eu lieu dans la réalité, le peintre insiste sur la grandeur de la monarchie espagnole car ici le contexte historique est très important.  Ce tableau décorait le salon des Royaumes, la grande salle d’apparat du palais Buen Retiro dont toute la décoration était dédiée à la gloire des Habsbourg d’Espagne.

La Reddition de Breda est un épisode de la Guerre de quatre-vingts ans qui opposa les Pays-Bas, luttant pour leur indépendance et la couronne espagnole. Au moment de la bataille, Isabel Clara Eugenia (la tante de Philippe IV) est la gouvernante des Pays-Bas, elle avait reçu ce pays en dot (eh oui, il n’y pas si longtemps, les rois offraient des pays et donc des peuples en cadeau).  En 1637, Frédéric-Henri de Nassau reprit Breda aux Espagnols.

 

La technique de Velásquez est arrivée avec cette toile  à son apogée, la touche est légère et précise, les couleurs sont harmonieuses et vives. Le peintre a su rendre de manière parfaite la texture des tissus.

 

La monarchie espagnole paraît encore imposante, pleine de puissance mais le règne de Philippe IV marque le début du déclin des Habsbourg d’Espagne.

Si ce thème vous intéresse, je vous invite à lire les aventures du capitaine Alatriste de l’écrivain Arturo Pérez-Reverte dont le troisième tome est consacré au siège de Breda et qui m’a donné envie d’écrire cet article.

La photographie de l’oeuvre provient du site web gallery of art

Le concours des portes du baptistère de Florence.

1401 est une des dates phares de l’histoire de l’art, dans la plupart des ouvrages  elle marque le début de la Renaissance en Italie.

Le concours est organisé par la corporation des marchands de laine (l’Arte di Calimala) qui veut faire une deuxième porte en bronze pour le baptistère Saint Jean de Florence. Le premier ensemble avait été réalisé par Andrea Pisano en 1330. Les commanditaires demandent aux sept candidats prétendant au chantier de effectuer un relief en bronze dans un cadre polylobé représentant le sacrifice d’Isaac.

Aujourd’hui seuls les médaillons de Lorenzo Ghiberti (1378ou 1381 Florence – 1455 idem) et Fillipo Brunelleschi (1377 Florence -1446 idem) sont conservés au Musée du Bargello à Florence.

 

Sacrifice d’Isaac par Ghiberti

Sacrifice d’Isaac par Brunelleschi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evidemment les deux reliefs se ressemblent puisque le sujet et le cadre étaient imposés. Dans les deux cas nous retrouvons les cinq personnages, l’âne et le bélier mais l’impression rendue est différente.

Le panneau de Brunelleschi est violent, l’ange retient le bras d’Abraham juste avant que celui-ci enfonce le couteau dans la gorge d’Isaac. L’œuvre de Ghiberti est plus calme mais fourmille de détails : les rinceaux ornant l’autel, les broderies du vêtement du patriarche.

La forme du cadre est encore de tradition médiévale mais des éléments du relief eux sont tout à fait Renaissance. Sur le panneau de Ghiberti le torse d’Isaac est inspiré d’une œuvre antique tandis que le serviteur tirant une épine de son pied est un thème que l’on retrouve dans l’art grec.

C’est Lorenzo Ghiberti qui remporta le concours. La porte est constituée de deux vantaux, quatre colonnes de sept panneaux y sont déployées. A chaque intersection des reliefs nous voyons un petit buste en relief, l’un d’eux serait l’autoportrait de Ghiberti.

Le sculpteur mit vingt-deux ans pour réaliser la deuxième porte du baptistère  et une fois terminée on lui confia le chantier de la troisième et dernière porte de l’édifice. Cette commande lui assura une grande renommée tout au long de savie, mais aujourd’hui il est un peu oublié au profit de son adversaire.

Les photographies de la porte et des reliefs proviennent du site web gallery of art.